Super U : un magasin de l’enseigne dépouillé de 14 000 euros par une caissière

Une caissière du magasin Super U de la Verpillère au nord de Grenoble a détourné 14 000 euros depuis le mois de septembre. Voici sa méthode.

Super U : un magasin de l’enseigne dépouillé de 14 000 euros par une caissière – Source : iStock

Pendant des mois, cette femme a détourné de l’argent dans le magasin qu’elle travaille. Ses employeurs ne se sont même pas rendu compte de la supercherie qu’elle a faite. Ce n’est que quelque mois après que les responsables du magasin Super U ont remarqué que quelque chose n’allait pas. Ils ont bien évidemment alerté les policiers. La caissière a reconnu les faits. Mais une question persiste, comment a-t-elle fait pour escroquer les 14 000 euros ? Nous vous dévoilons tous dans cet article.

Super U : des faux remboursements

Si elle n’était pas arrêtée à temps, cette caissière aurait peut-être dérobé bien plus que cette somme avec sa technique. Une technique qui a d’ailleurs marché pendant longtemps puisqu’elle a commencé l’escroquerie depuis le mois de septembre 2022.

Pour ne pas se faire prendre, la caissière de Super U n’a choisi que des produits dont le prix était au-dessus de 50 euros. Elle les scannait en tant que remboursement client.

Selon une information du Dauphiné, confirmée par le parquet de Vienne à actu Grenoble, elle créditait cette somme sur son compte personnel. En effet, cette femme a décidé d’ouvrir trois comptes bancaires à son nom et qui étaient justement utilisés pour ses faux remboursements.

Personne ne l’avait soupçonné. Mais à certains moments, la direction du magasin Super U a trouvé que les remboursements étaient de plus en plus fréquents. Celle-ci a alors décidé d’agir.

Super U : les gendarmes ont été convoqués

Alertés par la direction du magasin, les gendarmes de la brigade de La Verpillière ont enquêté sur un « trop grand nombre » de produits remboursés. Et il faut dire que leurs enquêtes ont porté leurs fruits.

Pour cause, ils ont vite découvert que la caissière avait récemment ouvert trois comptes bancaires consacrés à son escroquerie. Ainsi, au début du mois de décembre, elle a été interpellée et a reconnu les faits.

Le magasin Super U a clôturé son contrat de travail. Ce n’est pas tout ! La femme va devoir passer devant la justice pour répondre de ses actes en mars 2023. Cela va se dérouler à Vienne.

Une technique bien répandue

Il faut savoir que ce n’est pas la première fois que ce genre de situation arrive dans un magasin. Cette fois, la supercherie ne s’est pas déroulée dans un magasin Super U, mais dans un hypermarché du Mans.

Elle s’appelle Mireille et avait 57 ans au moment des faits. Pour rappel, l’affaire s’est passée entre janvier 2011 et août 2013. En tout, la quinquagénaire a détourné très exactement 54.790 euros.

Comme cette caissière de Super U, elle a prétendu de faux remboursements. Cependant, elle avait procédé à des remboursements en liquide de produits censés avoir été ramenés par des clients fictifs, comme l’a rapporté Ouest-France.

D’abord, Mireille avait sélectionné toute une série de codes-barres d’objets vendus en rayon. Ensuite, elle avait procédé à des remboursements en liquide de ces produits. La caissière prétend à son employé que des clients insatisfaits ont exigé des remboursements.

Les montants étaient toujours inférieurs à 150 euros, somme à partir de laquelle l’accord d’un responsable est nécessaire.

Une cocotte minute a causé sa perte

Tout a fonctionné à merveille. Ses employeurs n’ont vu que du feu. Pendant de longs mois, l’escroquerie de Mireille se passait comme elle l’avait envisagé. Mais son inattention a peu à peu alerté la direction.

Il y a eu des retours de batteries automobiles en nombre inhabituellement élevé. Pourtant, ces batteries ne se trouvaient pas dans les stocks du magasin. Finalement, elle s’est fait prendre à cause d’une cocotte minute d’une valeur de 99,90 euros.

Mireille a été prise en flagrant délit, lorsqu’elle venait de cacher sous sa caisse la somme correspondant à ce retour fictif. Elle a d’abord nié les faits contrairement à la caissière de Super U avant de raconter la vérité. Selon ses dires, la quinquagénaire a eu des problèmes d’argent. Mais si elle a fait ce qu’elle a fait, c’est parce qu’elle a cédé à l’envie de vivre confortablement.

Condamnée à 18 mois de prison

Mireille est ensuite revenue sur ses aveux et a affirmé qu’elle a cédé sous la pression des enquêteurs. Elle avait prétendu alors que les 40 000 euros qui avaient transité sur son compte en banque provenaient de versements effectués par sa sœur.

Malheureusement pour elle, la caissière a été condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis. En plus de sa condamnation, elle devrait rembourser le magasin.

Source : Yahoo

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