Chômage : un nouveau durcissement des règles concernant les indemnisations, à quoi s’attendre ?

L’Exécutif souhaite durcir les règles de la période d’indemnisation si le taux de chômage diminue de trop.

Chômage : un nouveau durcissement des règles concernant les indemnisations, à quoi s’attendre ? – Source : Getty Images

Au mois de juillet dernier, Olivier Dussopt, le ministre du Travail, a évoqué une nécessité de revoir la réforme de l’assurance chômage. Parmi les différentes pistes évoquées, ils ont notamment parlé des règles d’indemnisation. D’après les récentes décisions prises par l’Exécutif, il semblerait qu’ils souhaitent durcir les règles sur la période d’indemnisation. Et ce, surtout si le taux de chômage diminue de trop. En effet, un projet de décret, publié le lundi 26 décembre 2022, prévoit un changement de l’assurance-chômage. Toutefois, il s’avère que l’ensemble des syndicats dénonce la mesure. On vous explique tout ici ! 

Un nécessité de durcir les règles d’indemnisation

Depuis de nombreuses années, le président de la République fait référence à une réforme du chômage. Au mois de juillet 2022, Olivier Dussopt, le ministre du Travail, a évoqué les besoins de changements pour l’assurance-chômage. Il a alors confié le besoin « nécessaire d’aller plus loin » en ce qui concerne la réforme. Parmi ses pistes de travail, il avait souligné un principe important. « Nos règles d’indemnisation doivent tenir compte de la situation du marché de l’emploi, comme le fait, par exemple, le Canada. Quand ça va bien, on durcit les règles et, quand ça va mal, on les assouplit ». Il semblerait alors que ce durcissement se mette en place à partir de 2023. 

D’après les dernières annonces, il semblerait alors que l’Exécutif souhaite aller plus loin dans la réduction de la période d’indemnisation. Et ce, dans le cas où le taux de chômage devrait passer sous la barre des 6 %. Ceci signifie alors que si le chômage se trouve au-delà de 9 %, donc haut, donc les règles d’indemnisation restent inchangées. Cependant, s’il se trouve entre 9 et 6 %, dans ce cas, les droits des demandeurs d’emploi baisseront de 25 %. D’après les dires, l’Outremer n’est pas concerné par la réforme. Une demandeuse d’emploi, qui ne parvient pas à trouver des gardes pour ses enfants, trouve que ce projet de décret fasse partie des aspects absurdes de la réforme. « Avec le télétravail, c’est dur de trouver des familles parce que les gens gardent leurs enfants à la maison », explique-t-elle. Or, cela incite d’autres à retrouver un travail rapidement.

Le taux de chômage : un taux décisif

Le taux de chômage devient donc l’élément décisif dans les règles d’indemnisation. En effet, les fluctuations de ces taux deviendront donc décisifs dans le durcissement des règles. Si le taux de chômage s’établit au-delà de 9 %, les règles restent inchangées. Toutefois, s’il se situe entre 9 % et 6 %, les droits des demandeurs d’emploi baisseront de 25 %. Et dans un cas encore plus extrême où le taux de chômage se trouverait en dessous de 6 %, alors les droits baisseront de 40 %. Ce durcissement des règles s’établira donc dans la réforme de l’assurance-chômage. 

Il s’avère alors que la durée d’indemnisation maximale passera de 24 à 18 mois. Dans le cas où la conjoncture s’améliore, il semblerait que cette durée passe à 14 mois. Toutefois, les syndicats se montrent réticent à cette nouveauté. En effet, d’après leurs dires, cette décision pénalise les personnes qui se trouvent déjà vulnérables. « Tout ça pour nous faire croire que c’est pour le bien des chômeurs. En réalité, ils vont faire des économies drastiques », a donc confié le secrétaire général du syndicat FNSAC-CGT, Denis Gravouil. 

Source : France TV Info

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