France - Enceinte, elle saute du deuxième étage pour échapper aux coups de son compagnon

Par Foozine, le 06 Juin 2019, dans actu
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Enceinte de trois mois, une femme a sauté par la fenêtre de son appartement au deuxième étage pour échapper aux coups de son compagnon violent qui lui barrait l'accès à la porte d'entrée.

Mardi matin à 8 heures à Bourg-lès-Valence dans la Drôme, une dispute a commencé parce que la victime aurait refusé de faire l'amour avec son conjoint. Celui-ci n'a pas accepté son refus et a commencé à lui jeter plusieurs projectiles dont un couteau ainsi que des coups de poing. Après avoir tenté de l'étrangler, il a veillé à détruire le téléphone de sa petite amie et l'aurait empêchée de sortir de l'appartement.

femme enceinte balcon

Apeurée, la future maman a cherché une façon de s'enfuir de l'appartement mais comme il bloquait la porte d'entrée, elle a profité qu'il passait un coup de téléphone à son employeur pour se jeter tête en avant par la fenêtre ouverte à côté d'elle. La jeune femme est tombée sur le dos, elle a une vertèbre fracturée, un léger traumatisme crânien mais a priori son bébé n'a rien.

Son compagnon a été placé en garde à vue et sera présenté en comparution immédiate différée en juillet prochain au tribunal de Valence. Il sera poursuivi pour violences en récidive.

Un risque de violence élevé pour les femmes

La violence fait aux femmes est un réel problème de société. En France, on estime qu’environ 219 000 femmes sont victimes chaque années de violences physiques et ou sexuelles. Elles sont la plupart du temps commises par le mari, le conjoint actuel ou l’ex conjoint. Plus de trois victimes sur quatre subissent des violences répétées. En 2017, 130 femmes ont été assassinées par leur partenaire actuel ou par leur ex partenaire. La moitié d’entre elles avaient connu des faits de violence antérieurs. Pour comparaison, 27 hommes ont été tués par leur partenaire, et 25 enfants sont décédés suites à des violences dans le contexte familiale. Parmi les femmes ayant tué leur conjoint, 67 % d’entre elles étaient victimes de violences conjugales. La Banque mondiale estime que le risque de viol et de violence conjugal est plus élevée pour une femmes entre 15 et 44 ans, que les risques réunis du cancer, d’un accident de voiture, de la guerre et du paludisme.

Les différentes sortes de violence

Les violences physiques et sexuelles ne sont pas les seules subies par les femmes. Il y a également les violences psychologiques, verbales, économiques et administratives. Huit femmes sur dix déclarent également avoir été victimes de violences psychologiques ou d’agressions verbales au cours de leur vie. Ces chiffres sont tirés d’enquêtes annuelles réalisées par l’INSEE. Ces chiffres ne tiennent pas compte des femmes vivant dans la rue, dans des centres d’hébergement ou en prison. Ils sont donc à revoir à la hausse. Ces enquêtes ne concernent également que les femmes habitant la France métropolitaine. Il faut également savoir que seules 12 % des victimes de viol portent plainte.