La Chine vient de dévoiler un prototype de train capable d'atteindre 600 kmh

Par Foozine, le 30 Mai 2019, dans actu
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La guerre du rail entre la Chine et le Japon est lancée. La société d'Etat China Railway Rolling Stock Corporation a annoncé le développement d'un prototype de train à lévitation magnétique capable d'atteindre la vitesse de 600 km/h. De quoi relier Shanghai et Pékin en seulement 3h30 environ contre un trajet actuel presque deux fois plus long.

Ce 'Maglev' qui entrera en production dès 2021, utilisera la sustentation magnétique, un procédé où le train n'est pas en contact physique avec les rails. Ce qui diminue de façon colossale les forces de friction. Sans oublier le bruit et les vibrations.

train 600 km/h

Le constructeur ferroviaire qui n'a pas encore effectué de test grandeur nature, espère pouvoir lancer la production de ce train de nouvelle génération en 2021. De quoi concurrencer la compagnie ferroviaire japonaise Jr Central qui a battu des records de vitesse en 2015, en faisant rouler à 603 km/h un train Maglev. Le précédent tenant du titre était le TGV français, avec une vitesse de 574,8 km/h atteinte en 2017.

Une technologie ancienne

Il faut cependant savoir que cette technologie ne date pas d’hier. Ce sont les Allemands qui ont en premier tenté de développer cette technologie dans les années 70, après l’avoir pensée dès les années 30. Le projet, nommé Maglev Transrapid, a malheureusement été abandonné en 2000 à cause des coûts trop élevés que cela représenté. Ce train devait relier Berlin à Hambourg en roulant à plus de 400 km/H. La sustentation magnétique consiste en quelque sorte à faire voler le train au-dessus des rails.

Des procédés différents

Cette technologie utilise la force répulsive qui existe entre deux aimants de même pôles. C’est ce qui permet de garder le train au-dessus du sol ! Quant à la propulsion, elle s’obtient grâce à l’alternance horizontale des pôles d’attraction et de répulsion. Les électroaimants sont pour cela placés directement sous le train. C’est d’ailleurs Siemens, une société allemande, qui a travaillé sur cette technologie pour le Shanghaï Transrapid. Ce que les Japonais ont développé est bien différent. Les aimants sont en effet quant à eux placés verticalement sur les côtés du train qui utilise des roues rétractables lorsqu’il roule à moins de 100 km/h. Il vole à 10 centimètres de hauteurs, contre un centimètre pour les trains allemands et chinois.