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La lettre éloquente d'une maman aux 250 infirmiers qui ont pris soin de sa fille malade

 1131  |   Publié le 18 Octobre 2017 par Foozine

Shelby Skiles est la maman de Sophie, deux ans, qui s'est fait diagnostiquer un lymphome le 18 mai, après avoir fait un arrêt respiratoire à la maison.
Elle a été transportée en urgence au centre médical pour enfants de Dallas où les médecins ont découvert une tumeur dans la poitrine de la petite.La maman, touchée par le travail des dizaines d'infirmiers qu'elle a croisé depuis, des infirmiers des urgences à ceux de la radiologie sans oublier les infirmiers de la clinique de chimiothérapie et l'équipe entière centre pédiatrique (estimés à 250) a souhaité leur rendre un hommage via un post Facebook.Malheureusement la petite Sophie a appris en août, qu'elle n'avait pas réagi positivement à sa chimiothérapie et que son cancer s'est étendu à sa cage thoracique. La petite reçoit actuellement des soins au centre médical pour enfants de Dallas et attend une greffe de cellules souches.

La lettre éloquente d'une maman aux 250 infirmiers qui ont pris soin de sa fille malade

'Chers infirmiers pédiatriques (et vous les incroyables aides-soignants!)

Je vous vois. Je suis assise sur ce canapé toute la journée, et je vous vois. Vous essayez tellement de ne pas vous faire remarquer par moi, ou par ma fille. Je vois votre embarras quand elle vous voit et qu'elle pleure. Vous essayez de tellement de façons d'apaiser ses peurs et de gagner sa confiance. Je vous vois hésiter entre lui mettre des pansements et les lui retirer. Vous dites 'il n'y a pas de mal' et 'je suis désolé(e)' plus de fois en un jour que la plupart des gens vous disent 'merci'.

Je vois tous ces bracelets de caoutchouc à vos bras ou enroulés autour de votre stéthoscope, chacun d'entre eux pour un enfant sur lequel vous avez veillé, et que vous avez aimé. Je vous vois porter des brassées de médicaments ou de fournitures dans la chambre d'un enfant, tout ça pendant que votre téléphone sonne dans votre poche, appelé depuis cette chambre ou d'une autre. Je vous vois enfiler vos gants et mettre votre masque en essayant de faire le moins de bruit possible la nuit. Je vous vois trier des tas de perles pour que vous puissiez les donner à vos patientes, pour qu'elles les ajoutent à leur collier qui s'accroît sans cesse. Je vous vois caresser sa petite tête chauve, et serrer ses couvertures tout autour d'elle. Je vous vois étreindre la mère en pleurs, qui a reçu de mauvaises nouvelles. Je vous vois essayer de faire vos transmissions sur votre ordinateur, tout en tenant dans vos bras le bébé dont la mère est absente.

Vous mettez de côté ce qui se passe dans votre vie pour 12 heures d'affilée pour vous occuper d'enfants gravement malades, ou parfois mourants. Vous entrez dans chaque chambre avec le sourire, peu importe ce qu'il s'y passe. Vous voyez le prénom de Sophie inscrit sur les emplois du temps, et vous allez vérifier auprès de nous que tout va bien même si elle n'est pas votre patiente. Vous appelez le médecin, la banque du sang, la pharmacie, autant de fois qu'il est nécessaire pour que ma fille reçoive à temps ce dont elle a besoin. Vous vérifiez si je vais bien autant de fois que vous vérifiez si elle va bien. Vous vous asseyez et vous m'écoutez radoter pendant dix minutes quand bien même votre téléphone sonne et que votre liste de choses à faire est longue de plus d'un kilomètre.
Je vous vois utiliser votre téléphone comme d'un modèle pour dessiner un parfait personnage de dessin animé à la fenêtre du nouveau venu. Je vous vois applaudir avec tellement d'enthousiasme l'enfant qui fait le tour du bureau des infirmiers. Je vous vois avec ce pistolet Nerf vous cacher de l'enfant qui vous attend au tournant. Je vous vois tenir ces petites mains, changer les draps sales, traduire le langage médical auprès des parents, et essuyer vos yeux au sortir d'une chambre particulièrement compliquée. Je vous vois enfiler vos gants, votre masque, votre blouse, et marquer une pause devant la poche à perfusion pour la chimio de ma fille.

Je vous vois. Nous tous, nous vous voyons. Aucune quantité de corbeilles de gâteaux ou cartes ne peuvent entièrement exprimer à quel point vous êtes appréciés. Vous êtes Jésus pour nous, chaque jour. Nos enfants ne pourraient obtenir ce dont ils ont besoin sans vous. Des mères comme moi ne se sentiraient lucides ou écoutées sans vous. Vous sauvez nos bébés, et nous ne pourrions le faire sans vous.

Avec tout mon amour,

Une mère qui voit tout ce que vous faites et vous aime chèrement pour cela'

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