Le gouvernement envisage la gratuité des protections hygiéniques pour éviter la précarité menstruelle

Par Foozine, le 30 Mai 2019, dans actu

À l'occasion de la journée mondiale de l'hygiène menstruelle, ministres, associations et industriels se sont réunis autour de Marlène Schiappa pour étudier un projet d'expérimentation de la gratuité des protections hygiéniques dans les 'lieux collectifs' pour 'améliorer la vie de toutes les femmes'.

Parmi les mesures qui devraient être annoncées, le lancement d'une mission relative à l'expérimentation de la gratuité des protections hygiéniques. Une mission confiée à la sénatrice LREM Patricia Schillinger, qui avait déposé un amendement en fin d'année dernière, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019.

Le gouvernement devrait aussi plaider pour une amélioration de la sécurité et de l'information délivrée aux consommatrices sur la composition et à l'utilisation des protections menstruelles.

Enfin, le lancement d'une enquête de la répression des fraudes sur la sécurité des coupes menstruelles, sortes de cloches en silicone réutilisables, sera annoncée. Les résultats de cette étude devraient être publiés fin 2019.

Ouvrir le débat

Le débat avait été amorcé en 2015 lorsque plusieurs associations ont alerté les consommatrices sur le taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques. Plusieurs collectifs féministes ont réussi à faire baisser ce taux à 5,5 %. Cependant, les prix d’achat sont restés inchangés. Désormais, le débat autour des protections hygiéniques s’est élargi. Marlène Schiappa s’est entourée de responsables d’associations, d’industriels, et de différents secrétaires d’Etat pour définir une nouvelle stratégie.

Lever le tabou

L’objectif et de lever le tabou autour des règles pour résoudre différents problèmes comme les substances chimiques présentes dans les tampons et les serviettes. Des traces de pesticides avaient notamment été trouvées dans des protections hygiéniques par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). La ministre souhaite également sensibiliser davantage les femmes au syndrome du choc toxique. Elle voudrait aussi que des protections soient distribuées gratuitement au sein des écoles, des hôpitaux et des prisons.