L'impressionnante vidéo des 'embouteillages' au sommet de l'Everest qui ont causé la mort de plusieurs alpinistes

Par Foozine, le 30 Mai 2019, dans actu
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Ces derniers jours ont été très meurtriers au sommet de l'Everest. En effet, ce mercredi 22 mai 2019, plus de 300 alpinistes se sont donnés rendez-vous au sommet, ce qui a créé quelques 'embouteillages' mais aussi des décès.

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous, ces encombrements se sont formés à proximité du sommet, soit à plus de 8000 mètres d'altitude, une hauteur appelée 'zone de la mort'. L'oxygène se fait rare, le froid y est intense et les risques de gelures sont accrus.

La saison actuelle est la plus meurtrière sur cette montagne de 8 848m de haut depuis 2015, lorsqu'un fort séisme avait provoqué une avalanche au camp de base qui avait fait 18 morts. En moyenne, cinq personnes périssent chaque année sur l'Everest, ces embouteillages ont provoqué onze morts d'alpinistes.

À cette période, la météo est parfois plus clémente et offre quelques courtes fenêtres de conditions météorologiques favorables. Mais ces occasions sont peu nombreuses, et la majorité des grimpeurs se jettent dessus pour leur ascension, ce qui explique les nombreux bouchons, et malheureusement, les nombreux décès.

Une ascension par étapes

Aujourd’hui, l’ascension de l’Everest est bien différente d’il y a quelques années, du temps des pionniers. Lorsque les premières expéditions ont commencé, dans les années 1970, les équipements étaient moins sophistiqués. Désormais, les expéditions doivent respecter certaines règles et plusieurs étapes bien précises. L’ascension se fait par le col sud, c’est-à-dire par la face népalaise de la montagne. Toute cette organisation n’évite cependant pas les accidents, qui risquent au contraire de se multiplier étant donné les embouteillages au sommet qui exposent les grimpeurs au froid et au manque d’oxygène. Une expédition dure plusieurs semaines. Il faut donc être bien préparé et accompagné d’un Sherpa. Ce sont d’ailleurs les Sherpas qui fixent, à chaque début de saison, les cordes tout au long du parcours.

Des obstacles périlleux

L’ascension commence au camp de base, situé à 5 340 mètres d’altitude. Il faut y rester plusieurs jours pour s’acclimater à l’altitude. Pendant ce temps, les porteurs acheminent le matériel jusqu’au camp I situé à 5 900 mètres. Avant le départ, un lama invoque les dieux de la montagne pour qu’ils protègent les grimpeurs. Une fois en route vers le camp I, les alpinistes doivent franchir l’étape la plus dangereuse du parcours, le Khumbu Icefall composé de crevasses de 200 mètres de profondeur et de gros blocs de glace près à se détacher. Dès qu’ils ont atteint le camp I, les grimpeurs se reposent avant de partir vers le camp II. Ils doivent alors franchir des crevasses en fabriquant des sortes de ponts en attanchant des échelles en aluminium à la paroi.

Seulement quelques minutes au sommet

Les alpinistes se dirigent ensuite vers le camp II à 7 200 mètres, puis vers le camp IV à 8 00 mètres, bravant le vent et des murailles de glace. Il peut leur arriver de redescendre vers un camp inférieur s’ils s’acclimatent mal. Pour l’ascension finale, les alpinistes doivent attendre que la météo soit clémente. Ils partent alors au levé du soleil avec des lampes frontales pour atteindre une première crête vertigineuse située à 8 750 mètres, située au dessus d’un vide de 2 400 mètres ! Il est alors possible d’apercevoir le Hillary Stemp, un gros rocher de 12 mètres bloquant l’accès au sommet. Il est extrêmement difficile de le franchir pour atteindre le haut de l’Everest, à 8 850 mètres. Les grimpeurs ne restent que quelques minutes au sommet avant d’entamer une redescente périlleuse et dangereuse. Beaucoup de gens meurent à ce moment là.