Un homme arrêté ivre au volant déclare aux policiers que son corps produit de l'alcool à son insu

Par Foozine, le 28 Mai 2019, dans actu
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Un conducteur Japonais âgé de 28 ans a été arrêté pour conduire en état d'ivresse dans la soirée du 22 mai dernier sur une route d'Itami, dans la préfecture de Hyogo au nord d'Osaka. Mais celui-ci a justifié son alcoolémie auprès des policiers en déclarant que son corps produisait de l'alcool à son insu, ce qui correspondrait au syndrome d'auto-brasserie.

'Je suis d'une constitution unique. Lorsque je suis nerveux, mon corps produit de l'alcool' a déclaré cet homme aux policiers, qui l'ont tout de même arrêté.

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Le taux d'alcool dans le sang de ce conducteur, ni les suites de l'enquête le concernant n'ont été précisés. Mais sa version est plausible car il existe en effet une pathologie rare qui pourrait correspondre à son histoire : le syndrome d'auto-brasserie. Il s'agit d'une infection très rare causée par un taux élevé de levures dans l'estomac.

Le syndrome d'auto-brasserie

Le syndrome d’auto-brasserie est également connu sous le nom de syndrome de fermentation alcoolique. Les personnes qui en souffrent sont ivres sans avoir bu une seule goutte d’alcool. C’est en 1976 qu’une étude japonaise décrit pour la première fois ce trouble intestinal. Cette maladie est cependant assez rare. Cela se produit généralement après un repas copieux et riche en glucide. Notre estomac abrite naturellement des levures. Chez les patients qui souffrent de ce syndrome, ces levures se développent de manières anormales et provoquent ce trouble.

Produire de l'alcool dans son estomac

Chez quelqu’un en bonne santé, l’amidon que l’on trouve dans les pâtes, le pain ou les pommes de terre est dégradé par ces levures. C’est un processus de fermentation. Tout le monde produit donc de l’alcool dans son estomac mais cela reste très faible. Un excès de des levures entraine cependant une fermentation excessive et la production d’alcool. Ce dernier passe ensuite dans le sang et enivre les malades n’ayant pas bu une goutte d’alcool. Après certains repas, des patients étaient ivres comme s’ils avaient bu sept verres de whisky ! C’est ce qui est arrivé à un Américain nommé Nick Hess. Son histoire a notamment été racontée par la BBC. Des médicaments antifongiques permettent de réduire la présence de ces levures.