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Une Belge de 17 ans décède d'un choc toxique causé par un tampon hygiénique

 1395  |   Publié le 13 Janvier 2020 par Foozine

Une jeune femme de 17 ans, Maëlle, originaire de Somzée, est décédée la semaine dernière à la suite d'un choc toxique causé par un tampon hygiénique.

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Elle commençait à se sentir mal lundi dernier, souffrant de fièvre et de vomissements, le premier médecin de garde appelé par la famille lui a diagnostiqué une gastro-entérite. Or, il s'agit pas tout à fait de ça.

'Notre Maëlle, 17 ans, grande sportive, pleine de vie et de projets, vient de nous quitter en moins de 48 heures dû au choc toxique de ses tampons... Elle avait pourtant été vue 5 heures après les premiers symptômes par un médecin de garde', voici les mots de sa mère.

Mardi, la jeune femme a été prise en charge à l'hôpital où le corps médical parlait toujours de gastro-entérite. Ce n'est que lorsqu'elle a été dans un autre hôpital que le bon diagnostic est tombé : un choc toxique. Mais il était trop tard pour intervenir... Maëlle est décédée jeudi dernier.

En effet, les tampons et serviettes hygiéniques peuvent transporter des bactéries, les dangereux staphylocoques dorés et ces bactéries peuvent ensuite rapidement proliférer dans le vagin et s'attaquer à différents organes vitaux comme le foie, les reins et le coeur. Le risque de choc toxique est plus élevé pour quelqu'un qui garde le même tampon trop longtemps, ce qui n'était pas le cas pour Maëlle. Selon sa mère : 'Elle était au courant de ce genre de risque et elle était doublement vigilante'.

Dévastée, la maman demande à ce que cette histoire soit diffusée largement pour informer tout le monde. 'Réfléchissez à vos protections et partagez les informations, s'il vous plaît !'

Belge choc toxique

En France, 23 femmes ont été touchées par cette maladie infectieuse qui peut être due à une utilisation de tampons et que l'on nomme plus communément le 'syndrome du choc toxique (SCT) menstruel'. Les récents faits divers sur le sujet permet de faire la lumière sur cette pathologie féminine trop longtemps ignorée. Il semblerait aussi que la tendance soit à la hausse puisqu'en 1990 on ne comptait aucun cas recensé puis 5 cas en 2004, 19 en 2011 pour arriver donc à 23 en 2017. On parle bien de cas recensé du coup 'on ignore si ce qui a augmenté c'est le nombre de chocs toxiques ou le nombre de déclarations' comme le précise le Dr Gérard Lina, biologiste au centre national de référence des staphylocoques. Car en effet, c'est bien ce fameux staphylocoque (doré) qui provoque le syndrome du choc toxique dans le microbiote vaginal de certaines femmes. Le choc toxique est déclaré lorsque la tension devient très basse comme l'explique le Dr Gérard Lina et les symptômes peuvent être multiples et ressembler à ceux de la grippe (fièvre, maux de tête) ou ceux de la gastro-entérite (diarrhées, vomissement). Si une femme présente ses symptômes et qu'elle porte un tampon, on lui conseille de le retirer et de se rendre aux urgences car dans les très rares cas de complication cela peut aller de l'amputation d'un membre (à cause de nécrose) au décès de la personne.

'Le meilleur conseil qu'on puisse donner n'est pas d'abandonner les protections hygiéniques intravaginales, mais de faire en sorte qu'elles soient mieux utilisées' précise encore le Dr Lina. Il recommande par exemple de ne garder le tampon qu'entre 4h et 6h grand maximum et du coup d'éviter d'en porter pendant la nuit. Nous ne saurions trop vous recommander également d'aller vers un tampon bio pour un prix tout à fait comparable à ceux qu'on trouve en magasin.

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